Couvent Des Minimes

rue François Rabelais

Le couvent des minimes situé dans l'ancien quartier juif de Perpignan (colline St Jacques) fut construit au 16ème siècle et se compose d'une église de 25 mètres de long et de bâtiments annexes fait majoritairement de briques. Il abritait une communauté de moines minimes de Perpignan dès le 17ème siècle. Les bâtiments accueillent entre autres manifestations le festival photographique Visa pour l'image qui à lieu à Perpignan chaque année, les journées des métiers d'art ainsi que des expositions et réceptions.

Le Castillet

place de Verdun

Cet édifice de 31 mètres de haut est la porte principale d'entrée dans la vieille ville de Perpignan. C'est l'emblème de la ville sur lequel flotte le drapeau Catalan. Le Castillet fut construit en 1368 par Joan d'Arago pour fortifier la ville de Perpignan et modifié sous Louis XI lors de son occupation éphémère du Roussillon. A cette époque lui a rajouté la terrasse, la tourelle en brique avec sa coupole et le passage du pont-levis fut supprimé. Comme il fallait assurer un passage de Perpignan vers le Vernet, on juxtaposa le Petit Castillet à la première bâtisse en 1478 avec une seconde porte, la porte Notre Dame du Pont (Portal de Nostra Dona del Pont). Au 17ème et 18ème siècle Le Castillet servit de prison d'Etat pour délinquants de droit commun et soldats détenus. Le Grand Castillet possédait en sous-sol le "cachot blanc" et le Petit Castillet le "cachot noir". En 1904, on démolit l'enceinte fortifiée de Perpignan mais on respecta l'intégrité du Castillet. Le Castillet est ouvert au public pour des visites durant la journée.

Cathédrale Saint Jean Baptiste

Place Gambetta

Cette cathédrale catholique romaine de style gothique datant du 14ème siècle fut érigé contre un autre édifice plus ancien dédié à saint Jean-Baptiste, datant du 12ème siècle, l'église Saint-Jean-le-Vieux. Au 14ème siècle alors que Perpignan était la capitale du royaume de Majorque, le roi Sanche lança le chantier du nouvel édifice qui allait devenir la cathédrale de Perpignan selon le plan d'une église à trois nefs et reprise à partir de 1433 pour être tranformé en large nef unique de 80m de long, 18m de large et 26m de haut avec sept travées s'ouvrant sur un transept et une vaste abside à sept pans. Attenant au côté sud de l'édifice, le Campo Santo était le cloître funéraire de la cathédrale Saint Jean Baptiste. La cathédrale de Perpignan est dotée d'un carillon de 46 cloches fondues en 1878 et constitue le deuxième ensemble campanaire de la région Languedoc-Roussillon. Le carillon de Perpignan ne fut classé Monument historique qu'en 1990.

Eglise Saint Jacques

rue de l'Eglise Saint Jacques

Cet édifice au coeur du patrimoine historique de Perpignan, est une des plus ancienne construction de la ville et date du 13ème siècle. Vers la fin du 17ème siècle, une chapelle indépendante de l'église médiévale est érigée à l'ouest de la nef pour la confrérie de la Sanch. Aujourd'hui, l'Eglise Saint Jacques est toujours le point de départ de la poignante procession de la Sanch chaque vendredi Saint à Perpignan. La procession de la Sanch est une tradition religieuse catalane célébrant la passion du Christ depuis le XVe siècle.

Couvent des Dominicains

rue François Rabelais

Les premières fondations de l'église des Dominicains remonte au 13ème siècle lorsque le roi d'Aragon Jacques Le Conquérant offre à l'ordre de saint Dominique un ancien hôpital des lépreux pour le tranformer en maison religieuse. Rapidement une église, un cloître et une grande salle capitulaire sont erigés. Début du 14ème siècle des travaux et aménagements sont entrepris et l'église reconstruite plus large et plus haute pour s'enrichir d'un décor sculpté. L'église à nef unique est flanquée de chapelles privées logées entre ses contreforts et la nef couverte de charpente sur arcs diaphragmes maçonnés. Des sculptures très fines ornent les parties hautes de l'église. L'entrée actuelle du couvent des Dominicains de Perpignan ainsi que la salle capitulaire communique avec la galerie orientale du cloître. Actuellement l'ancien couvent est en partie occupé par l'armée et l'église sert d'espace d'expositions et accueille différentes manifestations culturelles de Perpignan.

Eglise Notre Dame La Real

rue de l'église La Real

La Réal est une église située au centre de Perpignan près du palais des rois de Majorque (elle était l'église paroissiale du palais), qui date du début du 14ème siècle. Les consuls de la ville de Perpignan la construise sur les restes des anciens cloître, cimetière et église des Frères de la Pénitence de Jésus-Christ. Outre les Les 3 niches de la façade et une nouvelle entrée du côté nord de l'église, Notre Dame La Real semble avoir conservé l'essentiel de son architecture originelle de la première moitié du 14ème siècle. A la révolution française l'église sera transformée en artillerie jusqu'en 1804, date à laquelle Notre Dame La Real de Perpignan redevient une église paroissiale.

Serrat D'en Vaquer

Rocade Sud

Fort datant du 19ème siècle, Serrat d'En Vaquer se trouver au sud de la ville de Perpignan, sur la plus haute collinede la plaine du Roussillon. Il avait pour objet la protection de Perpignan contre l'arrivée des troupes espagnoles aux portes de la ville. Le Serrat d'En Vaquer appartient maintenant à la ville de Perpignan, c'est le lieu idéal pour une promenade en famille le long du sentier arboré qui mène au fort et offre une magnifique vue à 360° sur la Plaine du Roussillon et la ville de Perpignan. Serrat d'En Vaquer est aussi une site archéologique. Le chantier de construction du fort avait conduit à la découverte d'un gisement de fossiles de vertébrés. Ces fossiles dont certains datent de l'ère du Pliocène sont conservées dans des musées à Perpignan, Lyon et Paris et une cinquantaine d'espèces jusqu'alors inconnues a pu être identifiée grace à eux.

Notre Dame Des Anges

rue Maréchal Foch

Construit par les Rois de Majorque au 13ème siècle, ce momument faisait parti couvent franciscain. Elle a servi de chapelle pour l'hôpital militaire de Perpignan au début du 19ème siècle et fut consacré à Notre Dame des Anges. La salle du chapitre des moines franciscains héberge aujourd'hui la Maison du Patrimoine Catalan.

Palais Des Rois De Majorque

rue des Archers

Le palais des Rois de Majorque, Palau dels Reis de Mallorca (ou Castell Reial de Mallorca ou Castell Major) en catalan est un palais-forteresse de style gothique situé à Perpignan. Cet édifice fut achevé en 1309.

Le palais est situé sur la colline du Puig del Rei, qui domine la plaine du Roussillon et la ville de Perpignan, et qui fait face au quartier populaire et pittoresque de Saint-Mathieu. On y aperçoit au loin les sommets enneigés du massif du Canigou. Parmi ces bâtiments se trouvent notamment le palais majorquain de Jaume II qui témoigne de la richesse de ce petit royaume méditerranéen du XIIIe siècle. La citadelle fut développée par Louis XI puis renforcée par Charles Quint et son fils Philippe et ne cédera aux troupes de Louis XIII, qu'après un siège de dix mois, le 9 septembre 1642.

Histoire du palais
En 1276, le roi de Majorque Jaume II fait de Perpignan sa capitale. Sur une colline au sud de la ville, il commence à faire construire un palais entouré de jardins qui sera achevé en 1309. Il sera construit en 25 ans. Il se trouve au cœur de la citadelle de Perpignan. Longtemps appelé le château de Perpignan il ne trouvera son nom de Palais des rois de Majorque qu'au XIXe siècle.

Organisé autour de trois cours de 60 mètres de côté, c'est un palais-forteresse de style gothique. Il est composé en entrant de la tour des hommages, de la salle( banquets, réception, réunions..) les premiers appartements du Roi lors de la construction. En face l'entrée la première chapelle dite basse ou de la Reine et au-dessus de part et d'autre de la chapelle haute les appartements du Roi et de la Reine. Sur les côtés se trouvent les communs, les écuries et hangars. Il abrite notamment deux chapelles superposées : une chapelle basse, dite chapelle de la Reine, et une chapelle haute, dite de Sainte-Croix, au très beau portail de marbre rose, qui présente des caractéristiques communes avec la Sainte Chapelle construite quelques décennies auparavant. Ce portail est du gothique visible par un soubassement avec des angles droits et des sculptures bien détachés de la paroi même si le haut de la porte est arrondi. À l'intérieur les fenêtres sont gothiques ainsi que la voute. La chapelle est accessible de part et d'autre par les appartements de la Reine (à droite) et du Roi ( à gauche). Dans l'alcôve qui cache la porte du Roi se trouve une frise verte qui reprend l'écriture arabe pour signifier Allah " Il n'est de Dieu que Dieu ". C'est un mélange de culture arabo-hispanique avec une architecture en évolution du roman vers le gothique.

Le Palais fut l'un des endroits clef des négociations entre l'empereur Sigismond de Luxembourg , et l'antipape Benoît XIII, pour permettre au Concile de Constance de mettre fin au Grand Schisme d'Occident. Ce palais a connu quelques transformations lorsque les rois d'Aragon y ont pris la suite des rois de Majorque, et s'ouvre alors au XVe siècle, le Siècle d'or catalan.

L'intégration du palais à la citadelle de Perpignan, commencée sous les rois catholiques et achevé par Charles Quint, modifièrent profondément sa structure. Lors du siège de 1502, une grande partie de l'aile nord du palais fut détruite. Aujourd'hui seule une tour sur les sept qui jalonnaient l'enceinte subsiste à sa hauteur originelle.

Le Traité des Pyrénées formalise une paix conclue entre le royaume d'Espagne et le royaume de France à l'issue d'une partie de la guerre de Trente Ans (1618-1648), la guerre franco-espagnole commencée en 1635.

Les jardins du Palais
Ces jardins situés dans l'enceinte du palais sont une oasis de calme et de verdure surplombant la ville de Perpignan. Ils sont sur deux niveaux au-dessus des remparts et permettent une vue sur l'ensemble de la plaine du Roussillon vers l'Ouest, le Força Réal, le massif du Canigou, et la chaîne des Albères jusqu'à la mer Méditerranée. Au XIVe siècle, une ménagerie peuple le château et partage l'intimité de la famille royale. On y voit des loups, des ours, des lions et des lionnes, dans les fossés, il y a également des perroquets, des lévriers, une fauconnerie pour la chasse, et dans les bois proches hors les murs il y a des autruches, paons, lapins et porcs-épics pour la réserve de chasse du roi.

Événements au palais
Le festival Été 66, est le plus grand festival musical des Pyrénées-Orientales. Il est organisé par le conseil général, et propose plus de 40 soirées au Palais des Rois de Majorque, au Château Royal de Collioure et au Prieuré de Serrabone, chaque année entre la Saint-Jean, le 22 juin et le 30 août.

Concerts donnés jusqu'à minuit, pour fêter les Feux de la Saint-Jean. Cette soirée est programmée par le conseil général et intégrée dans le cadre du festival occitan "Total Festum", de la région Languedoc-Roussillon.

Le Festival Pablo Casals de Prades, donne un concert au Palais des rois de Majorque, dans le cadre des commémorations de la Retirada. Pablo Casals a choisi l'exil musical et silencieux pour fuir la dictature franquiste et protester contre la collaboration passive des gouvernants de l'époque. En hommage aux exilés, le Festival Pablo Casals interprète un ensemble d'œuvres retraçant pour la première fois la vie de Pablo Casals, commentées par Daniel Mesguich, alternant avec des œuvres interprétées en direct par les musiciens.

Le festival des Guitares au Palais est organisé dans les jardins du palais par le conseil général depuis 2002. Celui-ci dure trois jours, chaque année, pendant le dernier week-end d'août. Le directeur artistique, Pedro Soler invite des artistes de très grande qualité reflétant tous les aspects du monde de la guitare avec des performances en guitare classique, folk, pop, traditionnelle, flamenco, jazz et gitane.

Tous les ans, une journée d'accueil des nouveaux catalans est organisée au Palais pour recevoir ceux qui désire ou viennent de s'installer dans la région de Perpignan.

Campo Santo - Chapelle De La Funeraria

rue Amiral Ribeill

A l'ombre de la cathédrale Saint Jean-Baptiste se trouve le cloître-cimetière Saint Jean, ou Campo Santo. Sa construction débuta dès le début du XIVe siècle, il se composait de quatres galeries couvertes d'un appentis de bois soutenu par des colonnes à chapiteaux sculptés. On peut aujourd'hui admirer le successions de portiques gothiques en marbre blanc qui ornent le pourtour. Au fond du cloître, se trouve la chapelle funéraire éclairée par les vitraux contemporains très colorés de Shirley Jaffe, associant ainsi art contemporain et architecture médiévale.

Casa Xanxo

rue de la Main de Fer

Maison d'art et d'histoire de Perpignan, cet hôtel particulier du début du XVIe siècle est le reflet de la réussite commerciale d'un riche drapier, Bernat Xanxo. C'est une des rares maisons gothiques conservée à Perpignan, elle présente en façade un décor sculpté d'une grande qualité, en particulier la frise évoquant les sept pêchés capitaux et l'enfer. A voir tout particulièrement, le jardin et le plan relief de Perpignan exposé au 1er étage, montrant le projet de fortification de la ville par Vauban à Louis XIV.

Saint Jean Le Vieux

rue Bartissol

Saint-Jean-le-Vieux est l'Eglise primitive de la ville. Le 16 mai 1025, Gaufred II comte du Roussillon et Béranger évêque d'Elne célèbrent la consécration de la nouvelle église dédiée à Saint-Jean-Baptiste. En 1102, Gislabert II y institue la vie canoniale et en 1116, Arnau-Gaufred fait ériger un hôpital des pauvres (Saint-Jean) à l'Ouest du mur d'enceinte de l'église. Dans la première moitié du XIIIème siècle, le bâtiment subit de nombreux travaux : le beau portail sculpté d'un Christ en majesté date de cette période. L'église ne peut pas se visiter. Vous pouvez admirer son portail depuis le parvis attenant à la cathédrale.

Mur Des Disparus

rue Général Derrojta

Les visites du Mur des Disparus s'effectuent les Mardis et Mercredis après midi

La Poudriere

rue Rabelais

Ancienne poudrière. Uniquement ouverte lors d'expositions.

Eglise Saint Matthieu

rue Grande La Monnaie

L'église Saint Matthieu...

Sources: wikipedia, mairie de perpignan, ministère de la culture, office du tourisme de perpignan, histoire du roussillon, archives nationales.